Berlin, c'est une capitale à part. Déchue de son statut pendant un demi-siècle, elle est restée à dimension humaine malgré sa réunification et les constructions en tous genre qu'ont engendré le plus grand chantier d'Europe du tournant du millénaire. Elle est à la fois riche d'Histoires, marquée de l'écartèlement que j'ai bien connu, prenant le métro pour passer sous sa partie de l'ex-RDA  presque quotidiennement pour aller rejoindre celui qui est devenu mon mari.

Je me souviens pêle mêle des stations fantômes jalonnées de Vo-Po en armes à l'époque, de la prison de Spandau qui abritait encore le dernier condamné du nazisme et qui a été rasée juste après notre année étudiante là bas, des impacts de balles de la guerre encore visibles sur les façades des magnifiques musées de berlin Est, des croix au pied du Mur qui marquaient les victimes d'un pasage en force vers l'Ouest.

Berlin pour nous, alors, c'étaient les soirées à quelques Deutsche Mark à l'Est, avec Opéra et grand restaurant, mais obligation cendrillonesque de repasser la frontière avant les douze coups de minuit; c'était les scènes de rock et de punk de Kreuzberg, les camemberts frits à la confiture d'airelles mais aussi les merveilleux Kebabs; le pont d'échange des espions au sud ouest de la ville, sur le Wannsee, et les musées de l'ancienne Perse et du Bauhaus.

Ca a été pour moi, plus récemment, une prise de conscience brutale du temps qui passe, en lisant dans les yeux des jeunes collaborateurs les calculs auxquels ils se livrent quand je dis que j'ai vécu là étudiante, juste avant la chute du mur. C'est le regard de nos enfants, quand nous leur avons expliqué cette époque révolue de la séparation des deux Allemagne, tout en réalisant combien il est difficile- voire impossible- de s'imaginer comment c'était quand on ne l'a pas vécu.

Touristes à Berlin, nous avons redécouvert avec nos enfants enthousiastes cette ville si particulière, singulièrement belle et amicale, dont émane selon moi une impression de conscience aigue des priorités et du sens de nos vies. Comprenne qui pourra....

 

 

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